Les Margot‑la‑fĂ©es
Une conteuse, un basson, une guitare électrique, et les légendes de fées les plus malicieuses de Haute-Bretagne.
Les Margot‑la‑fĂ©es
Oubliez les fées sages des contes de princesses. Dans les chemins creux de Haute-Bretagne, une voix oubliée surgit de la brume : celle de la fée Margot. Espiègle, revêche et imprévisible, cette figure locale n'est ni tout à fait bonne, ni tout à fait méchante.
Pour ne pas sombrer dans l'oubli, elle s'Ă©vertue Ă raconter les histoires des Margot‑la‑fĂ©es. Au fil de rĂ©cits tantĂ´t merveilleux, tantĂ´t effrayants, elle se rĂ©vèle tour Ă tour bâtisseuse d'Ă©glises, jeteuse de sorts ou bonne fĂ©e marraine, refusant les catĂ©gories simplistes.
Portée par le rythme de la guitare et du basson, cette aventure est une veillée moderne. Elle plonge le public dans un monde où les fées, loin des royaumes lointains, vivent parmi les paysans et les lavandières, et où la magie opère dès lors qu'on accepte de tendre l'oreille.
Infos pratiques
- Format
- Conte, chant et musique live — basson, guitare Ă©lectrique, masques et marionnettes.
- Durée
- 50 minutes en version longue, ou 30 minutes en version courte adaptée aux plus jeunes.
- Public
- Tout public, Ă partir de 5 ans.
- Diffusion
- Réfléchi pour être nomade et adaptable : il va à la rencontre du public en tous lieux.
- Équipe en tournée
- 1 conteuse‑chanteuse et 2 musicien·nes.
Ateliers pédagogiques
Dans la continuité du spectacle, nous proposons des ateliers pédagogiques en amont ou en aval de la représentation. Ces derniers permettent d'aborder le conte comme un outil pour raconter, transmettre, mettre en images des récits.
Au cœur de ces ateliers, il y a d'abord l'idée que les contes ne sont pas des objets figés, mais des matières malléables, façonnées par chaque voix qui s'en empare. Les ateliers reprennent ainsi les outils chers au spectacle : l'improvisation musicale, où les enfants explorent le pouvoir évocateur d'un son (comme le basson qui tantôt inquiète, tantôt enchante) ; le théâtre forum, qui leur permet de réécrire les histoires à leur guise ; mais aussi le collectage, qui invite les enfants à faire renaître les récits endormis par le simple acte de l'échange, prouvant qu'un conte en appelle toujours un autre.
Tradition orale et intertextualité
Dans ce spectacle, nous plongeons dans la construction des contes, la tradition orale et la culture bretonne. Pour nous, le travail de mĂ©moire et de collecte est tout aussi captivant que les rĂ©cits eux‑mĂŞmes.
Ainsi, comme le veut la transmission orale, chaque interprétation s'adapte au public ainsi qu'aux sensibilités de l'orateur ou de l'oratrice.
Le spectacle s'articule Ă©galement Ă travers des dialogues qui s'interrogent sur la construction, l'origine et la transmission des contes, reflĂ©tant leur nature plurielle et mĂ©tamorphe, Ă l'image des fĂ©es elles‑mĂŞmes.
Pour nous guider dans cette démarche, deux approches nous ont inspirés :
D'une part, les ateliers de Nadine Decourt et Michelle Raynaud sur la variation et l'intertextualité de conte en Zone d'Éducation Prioritaire, dans les années 90 :
« MaĂ®tresse, ma maman m'a racontĂ© la vraie histoire du petit chaperon rouge. » Cette petite phrase, Ă l'allure anodine, fut l'Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur de notre première entrĂ©e en variation. Pour rĂ©pondre Ă cette froide certitude, nous avons demandĂ© Ă tous les Ă©lèves d'apporter « leur » petit chaperon rouge (…) Il s'agissait de faire sortir les contes de la famille, de faire sortir les enfants de ce rejet tranquille et sans appel du monde autre.
— N. Decourt et M. Raynaud, Contes et diversitĂ© des cultures, Ă©d. CanopĂ©, 1999D'autre part, Paul Sebillot (1843–1918), collecteur nĂ© dans les CĂ´tes-d'Armor. Nous nous inspirons tant des contes qu'il a rĂ©pertoriĂ©s que de sa dĂ©marche : nous lui devons la collecte de nombreux contes de Haute-Bretagne, dont un ouvrage sur les fĂ©es Margot, LĂ©gendes locales de la Haute-Bretagne : Les Margots la fĂ©e, 1887.
« Les premiers moments sont froids ; mais si on cause avec eux, si, donnant l'exemple, on leur raconte quelque chose, ils ne tardent pas Ă s'y intĂ©resser… Il en a su et il croit les avoir oubliĂ©s, alors qu'ils sont simplement endormis dans sa mĂ©moire : les rĂ©cits qu'il Ă©coute les lui rappellent. »
— Paul Sebillot, Instructions et questionnaires, SociĂ©tĂ© des traditions populaires, 1887Cet ancrage sur le territoire est important pour notre dĂ©marche artistique, car nous prĂŞtons une attention particulière Ă la notion d'identitĂ© culturelle.
TOUDINCOU!
Klervi Piel
Musicienne et compositricePorteuse du projet avec Mariana Blanc Moya. Talabardeuse et bassoniste, elle est aujourd'hui musicienne professionnelle et enseignante en musique. On la retrouve dans le trio de fest-noz DIXIT, la fanfare Menace d'Éclaircie en duo biniou/bombarde, et la nouvelle édition de Kreiz Breizh Akademi #10.
Mariana Blanc Moya
Metteuse en scène et créatrice techniqueCo-porteuse du projet, entrée dans l'univers du conte via les travaux de Bernadette Bricout lors de ses études de Lettres modernes à Paris Diderot. Elle apporte son regard de metteuse en scène, son soutien technique (lumière, son, scénographie) et fabrique les masques et marionnettes du spectacle.
Sterenn Le Guillou
Conteuse et chanteuseChanteuse et conteuse de cette création, elle vient du chant traditionnel de Basse-Bretagne, le kan-ha-diskan, débuté au collège avec le trio An Teir. On la retrouve au sein du groupe EBEN, en duo/trio de kan-ha-diskan, et dans le milieu de l'animation socioculturelle.
Jules Desplanques
Musicien et compositeurMusicien polyvalent et comédien, il pratique la guitare depuis l'enfance et se spécialise aujourd'hui dans le jazz : Alexis Lapin, Vacarme Jazz Quartet, La Compagnie des Fagots. Musicien intervenant en milieu scolaire et associatif depuis plusieurs années.
Envie de nous accueillir ?
Pour toute demande de programmation, d'atelier ou d'information, écrivez-nous ou appelez.